11.1 : Rommel in the Argonne

Comment prendre Ste Angélique et gagner le scénario en 12 tours et (presque) autant d’images.
L’Allemand sera joué par Santino, pour qui ce sera la première partie de Landships !

Mise en place

Image 1 – mise en place allemande
Les troupes ne sont pas placées judicieusement. Le scénario étant une course contre la montre, il aurait été préférable de placer toutes les unités en première ligne.

Image 2

Image 2 – début du tour 1
Mise en place de la fumée. La fumée est assurément la clé de la victoire. C’est une méthode lâche mais très efficace. Sans elle, point de salut en Argonne. Elle sera utilisée sans parcimonie tout au long du scénario.

Image 3

Image 3 – début du tour 2
Les Allemands avancent, toujours protégé par un écran de fumé qui empêche ou limite les tirs français. Les Français se dirigeront vers le bas de la carte, pour contrer cette attaque.

Image 4

Image 4 – début du tour 3
Résumé des pertes : 2 unités éliminées de chaque côté avant le début du tour.
Une partie des Allemands est entré dans les tranchées et se voit entouré de Français qui tirent dès qu’une unité allemande est repérée. Le Français perdra 2 unités et une mitrailleuse durant ce tour.

Image 5

Image 5 – début du tour 5
Les derniers Allemands sont passés grâce à la fumée. Le Français a quant à lui décidé de reculer progressivement pour ralentir l’Allemand. Les renforts français arrivent, au sud de Ste Angélique, tandis que l’unité de mitrailleuse tout en bas « punit » une pile allemande en la clouant, mettant ainsi fin à ses rêves de combat rapproché.

Image 6

Image 6 – début du tour 6
L’Allemand n’utilise pas la fumée mais des munitions hautement explosives. Sans succès. A noter que le Français échouera à chaque fois qu’il fera appel aux artilleurs. Sauf une fois, dans l’avant dernier tour (pour de la fumée).
Sur cette image, on voit que le Français est décidé à s’organiser autour de la tranchée de communication menant vers Ste Angélique, passage obligé de l’armée allemande.

Image 7

Image 7 – début du tour 7
Le Français recule toujours, l’Allemand s’empile.

Image 8

Image 8 – début du tour 8
Le Français s’est aligné et attend l’Allemand de pied ferme. Les renforts contrôlent Ste Angélique. L’Allemand, sur une ligne, lance de la fumée.

Image 9

Image 9 – début du tour 9
Le Français a décidé de ne pas attendre que l’Allemand s’organise et se rue vers lui. Après avoir tergiversé et vu que l’Allemand va le baiser en beauté (la fumée empêche les tirs, le Français risque de se voir déborder avec l’afflux des Allemands en retrait au prochain tour, et avec une majorité de mitrailleuses, le Français risque de perdre des unités ayant plus de valeur que la piétaille teutonne), il retourne former une nouvelle ligne, avec les renforts sortis de Ste Angélique. Un assaut sanglant se prépare.

Image 10

Image 10 – début du tour 10
La ligne française est formée. Content de voir que le Français divise ses forces, l’Allemand va engager toutes ses troupes dans un combat rapproché dont il sortira victorieux.

Image 11

Image 11 – Mêlée 1
A 8 contre 5, et avec une majorité de mitrailleuses allemandes, le sort du Français est funeste. Il perd deux unités. A ce moment là, l’Allemand se rend compte qu’il a engagé une unité en trop (limite d’empilement). Une unité allemande va faire marche arrière (sans que cela change le résultat du combat – mais avec des conséquences qui auraient pu être dramatiques pour le Français).

Image 12

Image 12 – Mêlée 2
Le Français, lors de sa phase de mouvement, envoie le reste de ses troupes dans la mêlée, qui, faute de pouvoir apporter le surnombre (8 contre 8) ajoutent quelques mitrailleuses de plus. Du coup, l’Allemand perd la mêlée et deux unités. Le break est fait, la mêlée ne pouvant être s’arrêter qu’à l’élimination de l’ou ou l’autre camp.

Début du tour 11
Rappelez-vous. L’Allemand avait du laisser de côté une unité, faute de place dans la pile. Elle profite de la mêlée pour s’en aller à toute vitesse vers Ste Angélique. Le Français, pour s’assurer le succès dans la mêlée, n’a laissé aucune troupe en défense.
La mêlée se poursuit. L’allemand perd trois nouvelles unités.

Le Français va avoir l’Allemand à son propre jeu (du moins va t’il essayer). Il va enfumer l’observateur avancé allemand pour empêcher celui-ci de demander un écran de fumée qui lui permettrait de gagner la partie. Trois hexagones sont visés. Pour les deux premiers (les plus intéressants), la communication ne peut être établie. Pour le troisième (quasiment inutile si l’observateur avancé allemand ne monte pas sur la colline), cela fonctionne. Heureusement, la fumée se disperse et vient enfumer l’hexagone dans lequel se trouve l’observateur avancé. Le Français n’a jamais pu lancer de tirs de barrage de la partie, ce tir a bien faillit échoué, mais, grâce à une bourrasque de vent inattendu qui dévie le projectile, l’affaire est dans la poche. L’observateur avance est enfumé et ne pourra pas nous nuire durant ce dernier tout fatidique.

Nouvelle mêlée. Le temps presse pour le Français. S’il veut gagner, il doit se débarrasser immédiatement de toutes les troupes allemandes. Vu la supériorité numérique qu’il possède (8 contre 3, et deux mitrailleuses supplémentaires), la mêlée ne peut tourner qu’à l’avantage du Français. Mais sera t’il suffisant. Il ne lui faut pas obtenir un résultat au dé supérieur à 3. C’est un 2. L’Allemand est éliminé.

Image 14

Image 14 – début du tour 12
Tout va se jouer dans le dernier tour. Nous avons vu plus haut que l’observateur avancé allemand ne pourra être d’aucun secours ce tour-ci, devant ordonner les tirs de barrage avant de pouvoir esquisser le moindre mouvement visant à fuir l’hexagone dans lequel il se trouve.

L’unité allemande entre donc dans Ste Angélique alors que la mêlée se poursuit (l’Allemand y perd trois nouvelles unités).

C’est au Français de jouer. Il lui reste deux observateurs avancés et une pile de 8 unités (donc cinq mitrailleuses) engagée dans une mêlée. L’observateur avancé situé sur la colline décide de bombarder Ste Angélique. Habituellement, cela aurait été chose facile, mais comme le Français n’a pas le droit à l’observation automatique dans ce scénario, un nouveau « 4 » sur le test de communication soulage l’Allemand.

Le Français peut encore espérer tenter de déloger l’Allemand à coups de fusils. Il s’avance en direction de Ste Angélique.

Dernier tir défensif pour l’Allemand. Si celui-ci obtient un « 1 », il gagne le scénario. Mais il échoue. C’est dommage.

Tir offensif français : FS 31, -5 (MG). 6 au dé, H tout de même (pas la peine de lancer le dé avec une telle puissance de feu)
66% de chance que l’Allemand ne soit pas éliminé (moral 5 et –1 pour MG). Il suffit qu’il n’obtienne pas un « 5 » ou un « 6 ». C’est un 6 qui tombe, l’Allemand est éliminé. Il n’y a plus d’unités allemandes dans Ste Angélique.

Image 15

Image 15 – fin
On va considérer que le Français a gagné.
Il lui faudrait 1.5 points de mouvement pour entrer dans Ste Angélique. S’il se déplace, il se retrouvera aux portes de Ste Angélique. Certes pas dans la ville en elle-même, mais comme il n’y a plus d’unités allemandes, on peut considérer que l’Allemand n’a pas gagné le scénario. Allez, au pire, j’accorde le match nul, dans ma mansuétude.